Dieu disparait au profit de l’expression souveraine de la Conscience Humaine
samedi 16 août 2008 : Spiritualité : #2493
Compréhension du 7 juin 2008
Ce que nous nommions dieu (ou quel que soit le nom que nous lui donnons) a définitivement disparu. Les Consciences individuelles prennent enfin une vraie consistance.
Dieu, autrement dit, la Conscience Originelle, est né de l’espace de l’anti-matière. Cet espace est composé d’une abstraction énergétique tellement dense qu’aucune vibration n’y existe. L’espace anti-matière peut être considéré comme un trou noir qui absorbe tout. C’est le point de rupture de toutes formes d’existence. De cet espace d’abstraction, une vibration est sortie sous une forme qui comprend tout, ainsi dieu naquit. A ce stade, l’équilibre de la fréquence énergétique entre l’abstraction (l’anti-matière) et la vibration naissante (dieu ou Conscience Originelle) est maintenu.
Rapidement, dieu (ou la Conscience Originelle) vit sa première émotion : la frustration. Il est incapable, sous sa forme originelle, de se ressentir. A ce moment, sorti du vide, dieu n’est qu’une vibration dans un espace blanc aussi large qu’étroit. Il décide de s’expérimenter en créant l’univers à son image. Malgré ce résultat grandiose, il ressent encore la frustration.
Dieu décide alors de créer les deux énergies que sont la Conscience de Vie et la Conscience de la Matière afin de concrétiser un espace propice à son expérimentation. Le monde de l’incarnation voit le jour. Ce monde agit telle une caisse de résonnance qui répercute, comme un écho, les vibrations du Tout émises par la Conscience.
Ainsi, dieu crée - entre autres créations - la Terre. Un paradis d’expérimentation où tout existe et où toutes les qualités sont en pleine expression, sans limite. La forme humaine apparaît dans sa diversité, car dieu décide de multiplier les expériences au travers d’une multitude de particularités - les consciences individuelles - qui sont autant de facettes pour se reconnaitre.
Cet aspect paradisiaque comporte néanmoins un bémol. Lorsque dieu entre dans l’incarnation, il connait sa première émotion : la peur du changement. La Conscience part du principe que si elle s’engage dans l’expérimentation, elle changera inévitablement. Et ce changement est synonyme de non-retour à l’état originel. L’aventure de l’expérimentation comprend donc le risque de se perdre à jamais. Pour cette raison, au moment d’entrer dans l’incarnation, dieu décide de passer un pacte de non-changement avec lui-même pour s’assurer de ne pas se perdre dans l’aventure. Ce pacte, que nous portons tous en nous est la source de notre principale résistance.
Dans un premier temps, la vie se déroule à merveille dans le paradis d’expérimentation. L’abondance, la paix, la joie… cohabitent pour le plus grand bonheur de dieu incarné dans sa diversité. Néanmoins, la mémoire de non-changement crée une réaction dans une particularité de la Conscience. Un Être connait le doute et se retourne comme pour assurer ses arrières. Dès cet instant, la peur de manquer, la souffrance, la tristesse… mais surtout la séparation d’avec sa nature divine le frappe comme la foudre et tout bascule instantanément. L’Être vient d’oublier ce qu’il est, dieu.
Actuellement, comme à l’époque du paradis, dieu est toujours à la recherche de lui-même au travers de l’expérimentation de l’humanité. Le fait que dieu ait oublié pourquoi il s’est engagé dans l’incarnation a catégoriquement changé la donne de l’aventure.
Si le paradis créé par dieu pour son aventure est fondé sur l’illusion, l’oubli est également une illusion. Néanmoins, l’émergence de la peur et du doute transforme ce rêve en cauchemar. L’aube du rêve imposé avec sa cohorte de souffrances se lève et l’humanité se croyant abandonnée de dieu s’imagine être à la merci de la réalité d’un monde extérieur et inhospitalier.
En perdant la conscience de lui-même, dieu donne un nouveau sens à l’aventure de l’incarnation : se retrouver.
Pour rendre ce nouveau monde plus acceptable, l’humanité cherche à l’extérieur son lien avec le divin. Cette époque s’étire sur une très longue période qui voit l’apparition des religions et de la science.
Toutefois, lorsqu’une conscience individuelle sort de la croyance en ce monde imposé, elle change de perspective. L’Être profite alors de son expérience pour réaliser des choix en accord avec son cœur et entre de plain-pied dans sa souveraineté. Le rêve imposé se transforme en rêve consenti. Le monde qu’il fallait subir, devient l’espace de réalisation de qui nous sommes de toute éternité. L’Être devient créateur actif et conscient, il quitte son rôle de soumission au monde imposé.
Par conséquent, dieu qui ne voulait pas changer, disparait au profit d’une Conscience nouvelle : le Cœur Ascensionné. Le rêve imposé est constitué de dualités comme l’amour et le non-amour, la paix et la guerre, la tristesse et la joie… A un moment, les dualités étant expérimentées jusqu’au bout, il devient évident qu’elles ne sont qu’illusions, quoique que leur rôle fut indispensable au processus des retrouvailles. Il devient possible de fusionner les opposés. La fusion de toutes les dualités aboutit invariablement au même résultat : le Cœur Ascensionné. Au plus la Conscience Originelle - dieu ou l’humain - fusionne ces dualités, au plus elle se transforme en conscience qui se reconnait.
Dieu disparait au profit de l’expression souveraine de la Conscience Humaine.
Lorsque tous les Êtres auront transformé dieu en offrant au Cœur Ascensionné ses lettres de noblesse, l’humanité regroupera toutes ses particularités sur la margelle du puits de l’anti-matière. Ensemble, dans la vibration d’Unité et de la Conscience enrichie par la quintessence de l’expérimentation, nous plongerons dans l’anti-matière.
La vibration originelle de la Conscience étant ainsi transformée, l’anti-matière rencontrera une forme de déséquilibre, car ce qui, au départ, émana d’elle est transformé par la quintessence de l’expérimentation de la fusion des dualités.
L’anti-matière prendra ce retour de plein fouet. Elle implosera dans un feu d’artifice monumental en libérant toute son énergie emmagasinée depuis la nuit des temps pour annoncer l’aube d’une nouvelle aventure.
Ainsi, dieu que nous croyons être notre créateur, notre sauveur ou une énergie plus élevée que nous, reconnaît que le Cœur Ascensionné est la source de toutes choses. Il cède sa place, car il a fini son temps. L’éternité de dieu prend fin aujourd’hui par la Conscience de soi présente dans le cœur de chacun.
Olivier,
Pour la Conscience du Cœur
www.conscienceducoeur.tk
conscienceducoeur@belgacom.net


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