« Le meilleur moyen de réduire la probabilité qu'une tentative de suicide ne réussisse est de retirer les armes de la maison », a écrit le groupe de psychiatres dans l'article paru le 4 septembre.

« Empêcher les personnes suicidaires d'avoir accès à un fusil durant ces périodes de crise est donc crucial pour leur vie », persistent-ils.

Parmi les Américains de tous âges, plus de la moitié des suicides réussis sont le fait d'une arme à feu.

Contrairement aux armes à feu, les surdoses de médicaments ou le fait de se taillader les veines laissent plus souvent une deuxième chance aux personnes en crise.

200 millions d'armes à feu circulent aux États-Unis.

Une décision impulsive

Un tiers à quatre cinquièmes de toutes les tentatives de suicide seraient impulsives.

Dans 24 % des cas, il s'écoulerait moins de cinq minutes entre la décision et le passage à l'acte, tandis que dans environ 70 % des cas, moins d'une heure s'écoulerait.

« Le fait que plus de 90 % des personnes survivant à une tentative suicide ne recommenceront jamais montre le caractère passager et bref de nombreuses crises suicidaires », ajoutent-ils.

Restreindre l'accès aux armes à feu aux États-Unis serait toutefois une tâche difficile. Non seulement les citoyens américains sont ceux qui en possèdent le plus grand nombre au monde, le deuxième amendement de la constitution américaine leur confère le droit de détenir une arme.

 

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse