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Prier pour nos défunts

 

"Ni la mort ni la vie, ni le présent ni l'avenir ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu"
(Rm 8, 38-39)

Mon Dieu
je me sens tellement vide,
et sans force.

Il ne me reste plus rien de tout mon bonheur,
rien que le silence et l'absence.

Tout est fini, mort, absurde.
Et dans ce grand trou noir,
je veux, moi aussi, disparaître pour toujours.

je n'en peux plus de chercher sans espoir,
noyé de solitude...

Seigneur, où es-tu?

Vas-tu venir à mon secours?

Je ne peux rester seul.
J'ai besoin de ta présence,
toi mon Dieu, ne m'abandonne pas

Philippe Aviron-Violet (prière extraite du livret Tu vivras. Prières pour les défunts Bayard Editions)

 

Quoi, tu m'as vu,
tu m'as aimé dans le pays des ombres,
et tu ne pourrais ni me revoir,
ni m'aimer dans le pays des immuables réalités?

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient
et quand un jour que Dieu connaît et qu'il a fixé,
ton âme viendra dans le ciel où t'a précédé la mienne,
ce jour-là, tu reverras celui qui t'aimait et qui t'aime plus encore.

Tu me reverras donc,
transfiguré par l'extase et le bonheur,
non plus en attendant la mort,
mais en avançant d'instant en instant,
avec toi qui me tiendras par la main,
dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la vie,
buvant avec ivresse, auprès de Dieu,
un breuvage dont on ne se lasse jamais
et que tu boiras avec moi.

essuie tes larmes et ne pleure plus,
si tu m'aimes.

Saint Augustin (extrait du livret Tu vivras. Prières pour les défunts, chez Bayard Editions)

 

"Nous appartenons au Seigneur"

Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.

Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur.

Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.

Saint Paul, épître aux Romains 14, 7, 9. Traduction La Bible de Jérusalem

 

"L'éternité commence tout de suite"

" Tu crois à la résurrection, cela ne veut rien dire.

As-tu fait l'expérience d'une résurrection ?

Quelqu'un t'a t-il ressuscité ?

C'est parce que j'ai l'expérience d'une résurrection que j'y crois.

Voyez l'Evangile : le Christ les a ressuscités parce qu'ils les a aimés.

Est-ce que quelqu'un t'a déjà pardonné de telle façon
qu'il te fasse connaître, après le pardon, une vie que tu ignorais avant ?

Un premier signe qu'on est ressuscité :
brusquement on s'aperçoit qu'on était mort, on se trouve bien,
on n'a pas mal, on ne souffre pas on ne sait rien.

On ne fait même pas de péché : on est mort.

Mais quand on est ressuscité, brusquement, on s'aperçoit qu'on était mort.

Et on se demande : comment ai je pu vivre ainsi ?

Je n'aimais rien, je n'attendais rien, je ne voulais rien et je me jugeais bon chrétien.

Et un second signe : tu t'ouvres à une vie éternelle.

Brusquement, tu connais une vie qui pourrait durer toujours.

Parce que l'éternité commence tout de suite.

Le Christ dit : "Celui qui entend ma parole ne verra jamais la mort.

Celui qui croit en moi, fut-il mort, vivra " On ne naît qu'à la profondeur où l'on a su mourir.

Une seule expérience de résurrection et on ne craint plus la mort !

C'est le vide de la vie qui fait la peur de la mort "

Louis Evely, écrivain

 

Ni repousser la soufrance, ni lui céder

Accueillir la souffrance n'est pas s'y complaire.

Ce n'est pas aimer la souffrance pour elle-même.

C'est consentir à en être humiliée.

C'est s'ouvrir au bienfait de l'inévitable,
comme une terre qui laisse l'eau du ciel la pénétrer jusqu'au fond.

Il y a un art de souffrir, mais qu'il ne faut confondre
ni avec l'art de cultiver la souffrance,
ni avec l'art de l'éviter.

Celui qui se prend en pitié et s'attendrit sur sa douleur, en perd aussitôt le bienfait.

Pareillement, celui qui se replie sur elle et met un goût pervers à en savourer l'amertume.

Il ne faut, quand elle s'impose, ni repousser la souffrance, ni lui céder.

Il ne faut ni lutter ni ruser avec elle. Il faut, sans complaisance, l'accueillir.

Mais un tel accueil n'est jamais définitif.

Aussi constitue-til le plus haut exercice de la liberté.

Henri de Lubac, Nouveaux paradoxes, le Seuil,

 

Source:Variées...www.lespasseurs.com



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